Retour
à la page d’accueil
|
| Addition |
 |
Le plus
Les Cépages
Un jardin semé de parasols
blancs
et de bougainvillées angéliques.
Un jardin d’hiver à la cheminée prometteuse.
Un service stylé et souriant.Les plus Une belle carte
de viandes.
Des rituels désuets et adorables, comme celui de
la cloche...
L e soir, quand on allume les lanternes, il arrive qu’un
oiseau retardataire fasse encore la fête. Silence
du jardin qu’un mur envahi de fleurs sépare
de la rue : il faut dire que dans Semlalia les klaxons,
les cris des enfants, la cohue, semblent inconnus. Il y
règne le calme souverain d’un quartier résidentiel.
La maison qui abrite “ Les Cépages ”
date des années 30. Son architecture rappelle par
certaines tournures l’Art déco, mais il est
difficile de comprendre les cheminements qui ont conduit
à cette demeure rose, les désirs par lesquels
est passé le crayon de l’architecte qui l’a
conçue. Cela donne au final un endroit charmant,
féminin, tout en courbes, avec des colonnes festonnées
de raisins en grappe et des dégringolades de bougainvillées
blanches qui voilent des formes pleines. Les garçons
- chemises immaculées à jabot et pantalons
noirs au pli impeccable - se tiennent au garde-à-vous
dans l’ombre des arbustes. Souriants et stylés,
ils dansent un ballet d’hirondelles autour de la table,
servant le vin et changeant les assiettes comme dans des
tours de magie. La carte est l’envers masculin du
décor, un véritable poème dédié
aux carnivores - filet de bœuf et tournedos Rossini,
carré d’agneau et ris de veau - avec des cuissons
justes, à la seconde près. Il y a certes des
poissons, mais ils jouent les seconds rôles. Les légumes
verts, quant à eux, sont très bien traités.
Et il est rare que, dans un restaurant, on vous demande
si vous désirez en reprendre…
Les entrées badinent avec les saveurs fraîches,
slalomant avec légèreté entre une soupe
froide de tomates et concombres, un carpaccio au parmesan,
des salades au fromage de chèvre ou à la mozzarella,
un mille-feuilles d’avocat aux crevettes, une assiette
de saumon fumé ou de foie gras, ou encore des tomates
confites. Leurs prix vont de
45 à 95 Dh.
Quant à la carte des vins, elle propose des flacons
français et quelques étiquettes marocaines
tout à fait convenables, - parmi lesquelles deux
vins dont nous nous sommes laissé dire le plus grand
bien, un CB Initiale à 450 Dh et un Domaine de Sahari
réserve à 240 Dh.
Sous les parasols blancs, entre glycines et palmiers, les
couples assis aux tables voisines dégustent leur
dîner, immergés dans le chuchotis d’une
musique improbable, version loukoum des grands tubes, et
le bruissement ordonné des plats et des verres. Une
dame toute de blanc vêtue, inondée de patchouli
- mais oui, c’est revenu à la mode - et un
monsieur à l’air docile se tiennent par la
main pendant un " Besame mucho” lesté
de deux kilos de sucre supplémentaires. Notre soufflé
commandé au début du repas arrive sur la table.
Non, ce n’est pas un soufflé au Grand Marnier
comme l’intitulé l’indique, mais plutôt
des îles flottantes, une neige douce, à peine
caramélisée sur la vague. Un petit tour à
l’intérieur, pour retenir encore un peu la
soirée qui finit, la nuit qui commence… Nous
découvrons une atmosphère de jardin d’hiver,
avec des tentes blanches qui recouvrent partiellement des
baies vitrées, des citronniers en pot, une cheminée
énorme, des lustres en verre de Murano, des lanternes
pendues aux branches des arbustes, des petites compositions
de feuilles et de fleurs qui tremblent dans les lumières
de grandes bougies, des meubles années 30 à
faire tomber un antiquaire à la renverse. Bref, un
univers de contradictions charmantes, douces et viriles
à la fois.
|
|
|
 |
Le
plus
Al fassia
L’un des rares restaurants de cuisine traditionnelle où
l’on n’est pas contraint
à un menu fixe. Un jardin calme malgré
la grande rumeur de l’avenue Mohammed V.
Le service fait par des femmes, à la fois professionnelles
et douces.
La pastilla aux pigeons et l’épaule d’agneau
dorée, deux mets venus tout
droit du paradis.
On lit par-ci " À
la
femme de Fez ", " grande gastronomie fassie ".
On lit par-là " Cuisine à la hauteur de sa
réputation ". On lit tout ça, et c’est
un peu sur la pointe des pieds qu’on entre la première
fois dans ce temple de la tradition. Avec une petite crainte
d’être déçu, avec une grande envie
que cela soit vrai…
Et puis on y revient encore et encore, nostalgique d’une
certaine saveur, d’un moelleux particulier, d’un
croustillant réussi, d’un arôme qui nous
a fait frétiller les narines, d’un adorable sourire
qui accompagnait le repas.
Soirée après soirée, on a réussi
à goûter tous les plats, à déguster
toutes les ambiances, à trouver encore un parfum caché
dans la pastilla, encore une texture que le palais n’avait
pas apprivoisée.
Quel plaisir de n’être pas emprisonné dans
un menu tout raide
– comme c’est malencontreusement le cas dans tant
d’autres bons restaurants traditionnels – de pouvoir
faire des incursions savoureuses sans être pénalisé
par trop de nourriture, et par des additions à trois
zéros.
Cette adresse sans maladresse est comme une symphonie bien jouée,
où les musiciens sont inspirés et connaissent
par cœur leur partition.
Si on choisit de commencer par les salades fines (70 Dh), on
est inondé de parfums, on nage dans les vagues de cumin
et de fleur d’oranger, on glisse sur les minuscules purées
de légumes frais, on grignote les lunules de carottes
et on lape les douceurs trompeuses des aubergines, on est absorbé
dans les nuages du sucré-salé, dans les mousselines
de tomates et dans les coulis torrides des poivrons et des piments.
Il faut toujours un moment pour s’en remettre,
car cette abondance laisse le palais totalement bouleversé.
Quoi de plus agréable, alors, que de simples brochettes
d’agneau ou de kefta escortées de riz safrané
(95 Dh), dodues mais presque austères après cette
débauche de fragrances ?
Pour une soirée de grand appétit, on peut commencer
par une pastilla au pigeon (95 Dh), l’une des meilleures
de Marrakech, et continuer avec un tagine de poulet à
la courge caramélisée (95 Dh) ou un couscous royal
(140 Dh.). Une soirée de fête, quant à elle,
appelle obligatoirement l’épaule d’agneau
dorée (280 Dh pour 2 personnes), l’un des mets
les plus succulents qui soient.
Au dessert, les gourmands ne feront qu’une bouchée
du feuilleté aux amandes et lait (80 Dh), les enfants
adoreront le couscous sucré beurré à la
cannelle et au lait (60 Dh), et les filles qui veulent malgré
tout continuer à entrer dans leurs jeans se satisferont
de la salade d’oranges à la cannelle (35 Dh).
Une femme souriante vous tendra après le repas une serviette
chaude parfumée, une autre vous versera sur les mains
quelques gouttes d’essence de fleurs d’oranger.
Ce service tout de femmes est d’une extrême douceur.
Vigilantes et alertes,
elles sont attentives à tout : un bébé
qui s’impatientait à la table voisine a été
chouchouté, calmé, bercé, pendant que les
parents terminaient leur dîner. Voilà comment Al
Fassia dépose quelques grammes de bonheur en plus dans
la balance du monde.
|
| |
| Partenaires: appartement marrakech |
circuit maroc |
riad marrakech |
hotel marrakech |
hotel marrakech |
supdeco marrakech |
| |