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Caftan
en mousseline de soie rayée sur un bustier
et une jupe en soie sauvage assortie, travail façon
maâlem
Il est entré dans le monde de la haute couture, il
y a deux ans et sa carrière a été fulgurante.
Consacré par les deux dernières éditions
de « Caftan »,
il bouscule les ordres de
la mode traditionnelle pour créer un style contemporain,
résolument jeune, à son image.
Les collections de Nabil Dahani sont délibérément
osées… Il lacère les tissus de jean et
les brode de soie, échancre les décolletés
et fend les pantalons, découpe les épaules,
dénude les dos et les ventres, lace les ceintures et
les bustiers, pare ses robes de cristaux de Bohême…
Toujours très ajustées, ses créations
mettent en valeur le corps de la femme. Celui de l’homme
aussi, puisqu’il s’est inspiré du travail
du caftan pour créer une ligne de prêt-à-porter
masculine.
Nabil ose, privilège de la jeunesse, mais sans emphase,
privilège de la maturité.
Il révolutionne la mode, tout
en lui empruntant ses plus
anciennes techniques. Selon
la tradition française, il travaille le moulage sur
le corps, utilise des soies lyonnaises et des dentelles de
Calais.
Selon la tradition marocaine, il pare les tissus de broderies
et de passementeries. Ses caftans naissent de ces métissages,
styles parisiens et marocains, tissus de jeans, de soies et
de brocarts. Il aime à détacher les manches
des épaules et
à les relier de fines passementeries qui ont le
charme des bijoux, place la traîne devant la robe, de
sorte que la femme ait à la
relever d’un geste gracieux. Il affectionne les corsets,
met à l’honneur le pantalon, habituellement dissimulé
sous le caftan, ou encore
la minijupe. Toute son inspiration est dans le contraste des
deux cultures entre lesquelles il se partage. Avec un petit
quelque chose de plus, qui relève d’un souci
de création très avant-gardiste et un peu mutin.
Qu’on ne s’y trompe pas… Nabil Dahani, qui
rêverait de travailler avec Jean-Paul Gaultier, n’a
pas fini de faire parler de lui, que ce soit au Maroc ou à
Paris.
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